sur les grands chemins
Envie d'un complément de salaire ?
J'ai trouvé un moyen très fantastique pour arrondir mes fins de mois.
Laisser moi vous expliquer.
Première étape : choisir sa victime.
Une victime jeune, insouciante avec un joli sac à main bien rempli est LA victime idéale.
Deuxième étape : on la met en confiance en l'accompagnant sur le chemin de la maison. et on affiche un air très joyeux.
Parce qu'afficher un air très joyeux, ça endort toujours son monde.
Surtout autour des maisons en bois.
Troisième étape : vérifier que la complice numéro un se tient prête.
A mon signal, la complice numéro un (ou number one pour les plus avertis d'entre vous) s'avance vers la victime pour la déstabiliser psychologiquement. *
Puis, le complice numéro 2 déboule, une bûche entre les dents, pour impressionner la victime.
La victime est à ce moment-là terrorisée et sans défense.
Et c'est à ce moment précis, que je me jette sur le sac à main.
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* Pour bien choisir la complice numéro un, il est préférable de sélectionner une vieille dame, un peu rondouillarde et à grande gueule. Ca marche mieux.
Manque de bol, le sac résiste.
Alors la complice numéro un utilise une arme redoutable : telle le scorpion thaïlandais, elle met un coup de queue qui tue.
Et moi, ben, j'en profite pour sauter et tirer de plus belle sur le sac.
(vous remarquerez que le complice numéro 2 s'est enfui au fond du pré. L'enfoiré).
Tout va très vite...
L'affaire tourne au cauchemar : ça ne marche pas !
Tout ça, à cause du complice numéro 2, qui s'est sauvé. Tout ça parce qu'il voulait 50% du magot à lui tout seul et que nos négociations ont échoué.
Alors, à ce stade-là, perdu pour perdu, il ne reste plus qu'une solution :
l'intimidation fronto-directe.
"donne-moi ton sac ou alors...."
Rien à chiquer.
Elle veut pôs.
Et pire que tout : elle se moque.
Alors, trop c'est trop, et fou de rage, je me jette sur elle.
Parce que quand même, si elle ne veut pas me donner son sac à main..... son gilet fera l'affaire.
Vraiment, quand ça veut pas, ça veut pas.....
Tout ça parce que Madame la victime me connait depuis que je suis tout petit, et que soi-disant, elle me connait par cœur, et qu'elle me voit venir....
N'importe quoi ! Pfffff....
